• annesooc

Grenatix Le Gaulois

Voilà... c'est fini...

Enfin ça le sera à partir de la saison 2023/2024 pour la Ligue 1 telle que nous la connaissons. La saison 2022/2023 verra donc 4 descentes vers la Ligue 2 et seulement 2 montées de façon à réduire le nombre d'équipes pensionnaires de l'élite du football français de 20 à 18. la Ligue 2 restera, pour l'instant, à 20 clubs.

Tous les clubs de Ligue 1 & Ligue 2 ont voté et accepté ce resserrement. Tous?

Tous sauf un. Un peuple d'irréductibles grenats a lutté et s'y est opposé.

Le Fc Metz, par l'intermédiaire de son président Bernard Serin, a été le seul club à voter contre cette nouvelle mesure.





Alors que le Stade de Brest 29 avait également voté contre et que le Stade de Reims s'était abstenu lors d'un précédent vote consultatif, le club à la Croix de Lorraine est le seul club réfractaire à être rester campé sur sa position initiale.


Le Président Serin avait déjà été sans équivoque il y a peu : "Sur le plan éthique, je ne vois pas comment je pourrais soutenir un projet qui mettrait en faillite 4 présidents sur 40. Le football n'existe que parce que c'est pyramidal.

Géographiquement, on est le plus grand pays d'Europe de l'ouest et, si on passe à 18 clubs en L1, on risque d'avoir de plus en plus de régions sans clubs pros."




Ce resserrement a été jugé indispensable pour faire face à la crise du football français et permettre, à première vue, de redistribuer plus de revenus issus des droits télé à un nombre moindre de clubs.

Sauf qu'après avoir déjà perdu les recettes de la Coupe de la Ligue, les clubs vont aussi perdre les recettes de 2 matchs à domicile par saison. Sans compter que les droits télé seront basés sur 612 matchs au lieu de 760 et seront inévitablement revus à la baisse suite à la débâcle de Mediapro. Donc, au mieux, les clubs auront des revenus similaires mais pas plus élevés. Le fait que le président de Canal+ ait poussé pour que cette réforme ait lieu ne peut que laisser présager que la chaîne cryptée y trouve son compte d'un point de vue financier.

Ah mais oui mais le championnat sera plus compétitif, et cela améliorera les performances coupes d'Europe!

Quelle simplification hâtive!

Tout d'abord, arrêtons de penser que le championnat français est le seul à avoir des matchs chiants.

Venez vous coltiner des Sheffield United - West Bromwich Albion ou des Getafe-Valladolid et vous verrez que c'est partout pareil.

Ensuite, jusqu'à preuve du contraire, à part le Bayern de Munich, tous les vainqueurs voire demi-finalistes récents sont issus de championnats à 20 clubs.

Les plus belles années européennes du championnat de France se sont jouées lors de championnats à 20 clubs.

C'était certes un autre monde mais le nombre de clubs n'est pas le problème.

Le problème majeur du football français vient surtout du manque de moyens et de la répartition des richesses.

Partout en Europe, les clubs riches sont de plus en plus riches (ou ont une police financière du football très laxiste) et l'écart ne cesse de grandir avec les autres clubs et entre les championnats. Et le championnat français, à une ou deux exceptions près, manque de moyens.

Tant que le manque d'investissement dans le foot français n'aura pas été comblé, que l'on soit 20, 18 voire 16 en Ligue 1 n'aura aucune incidence.

Le seul club avec des moyens similaires au gratin europén aura un bon parcours en Europe et gagnera le championnat 9 fois sur 10.

Les autres "gros" du championnat français se disputeront les restes, les places d'honneur et européennes, et les autres se battront pour survivre.



Alors oui, en tant que fans de Metz à présent habitués à l'ascenseur, on ne peut que se dire qu'on est parmi les clubs les plus menacés.

Et sur les 20 dernières années, objectivement, qui pourrait nous en vouloir ?

Mais ceci est bien la preuve que tout "gros" d'un jour peut se retrouver "petit" le lendemain.

Toutes proportions gardées, le Metz des années 80/90 ne craignait que très rarement pour sa survie dans l'élite. Était habitué aux places européennes et pouvait rêver de bons parcours en coupes.

Et que dire des grands clubs historiques de Ligue 1 (HAC doyen des clubs français, SM Caen, AS Sochaux Montbéliard, AS Cannes pour ne citer qu'eux)? Ils n'ont pas particulièrement brillé entre 1997-2002 lors du premier essai à 18 clubs et ont dû, au mieux, principalement se contenter des échelons inférieurs depuis.

Même un club comme l'AJA a bien du mal à s'extirper de la Ligue 2.

Quand aux autres "petits" actuellement en Ligue 1, ils ont l'air d'avoir la mémoire bien courte.

Il n'y a pas si longtemps, certaines équipes au passé glorieux (Stade de Reims, Angers SCO, RC Lens par exemple) étaient pensionnaires de Ligue 2 et certains avait même dû redémarrer à zéro après un dépôt de bilan. Il suffit d'une mauvaise série pour se trouver menacé voire relégué.

Alors oui, on pourrait dire qu'ils ont confiance en leurs moyens mais il suffit d'une mauvaise série pour se trouver menacé voire relégué.

Quand on voit que même Monaco et Nantes ont goûté à la Ligue 2 il n'y a pas si longtemps de cela, aucun des 19 clubs de Ligue 1 ayant voté en faveur n'est à l'abri d'une descente à l'échelon inférieur.


Notre club n'est pas parfait, loin de là.

Par contre, si nous devons descendre lors de ce remaniement (ou même avant pour le coup !), ce sera certes avec un stade et centre d'entraînement à faire pâlir la concurrence mais aussi avec le courage de nos convictions et nos valeurs de combativité et solidarité intactes.


Crédits Photos : FC Metz, LFP

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