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Le duel: Faut-il s'inquiéter pour le FC Metz ?

Pour ce premier duel, Tortue Rageuse et Atlantis confrontent leurs espoirs et leurs doutes sur le cru à venir 2019/2020 du FC Metz



L'avis de Tortue Rageuse: "Metz reproduit les erreurs du passé, pourquoi l'issue serait différente ?"


Dans moins d’une semaine, c’est le début de la Ligue 1 pour 20 clubs, dont le FC Metz qui (encore) jouera le rôle du promu qui tentera de survivre. En parlant de promu qui tente de survivre, Metz sera forcément comparé aux deux promus de l’année dernière, Reims et Nîmes qui ont chacun fait une saison tout bonnement exceptionnelle pour des promus finissant respectivement 8e et 9e devant notamment Rennes, Strasbourg ou Nantes. Cependant alors que d’un côté, les deux promus de l’année dernière ont montré que promu ne signifiait pas forcément une saison galère, de l’autre on parle du FC Metz qui, selon l’imaginaire générale est le club ascenseur par excellence. Cette réputation, on peut s’en plaindre, mais elle ne vient pas de nulle part. Metz n’y arrive pas en Ligue 1 au XXIe siècle, c’est tout. Hormis la saison 2016-2017 et son maintien …

Etrange il n’y que des relégations depuis 10/15 ans dès que Metz atteint la Ligue 1. C’est donc une véritable mission qui commence dimanche, une mission sportive mais également une mission pour tenter de rétablir un honneur perdu au XXIe siècle.

Frescaty, la rénovation de St-Symph … Metz entre dans la deuxième année d’un nouveau cycle qui a bien commencé. En 2018, Fredéric Antonetti est recruté avec l’objectif clair de construire une équipe pour inaugurer les infrastructures en Ligue 1 et profiter de la hausse des droits TV pour la saison 2020-2021. Cette saison n’a donc qu’un seul objectif, le maintien mais est ce que Metz s’est donné les moyens d’atteindre cet objectif ? Petite revue.


On sait que le mercato est important mais quand on est promu il est même vital. Dans l’histoire récente, plusieurs clubs champions de Ligue 2 ont considéré que leur effectif était assez fort pour tenir la Ligue 1. Bah oui si t’es champion de Ligue 2 alors se maintenir en Ligue 1 sera la suite logique non ? … Bah non justement. Metz 2014, Troyes 2015, Nancy 2016 (cc Hognon) … trois exemples récents d’équipe ayant peu (et mal) recruté entre la Ligue 2 et la Ligue 1 et qui se sont lamentablement viandés à l’échelon supérieur.

Strasbourg en 2017 avec un effectif un peu particulier mais qui est allé recruter conséquemment avec notamment un coach particulier.

Reims aussi même si les rémois ont pu s’appuyer sur la meilleure équipe de l’histoire de la Ligue 2 et un recrutement très propre (Foket, Konan et surtout Zeneli en janvier) et une philosophie de jeu clair, nette et tellement bien appliqué.

Alors il y’a Nîmes et sa tactique du tout ou rien (15 victoires 15 défaites) ça a fonctionné, tellement cette tactique dénote en Ligue 1 mené par un coach connaisseur, Nimes a peu recruté cette année mais a pu profiter déjà d’une tactique particulière, un groupe qui se connait bien et de révélations comme Bernardonni, Savanier, Thioub, Ripart …

A Metz on a décidé de faire confiance au groupe qui est monté de Ligue 2 en y ajoutant quelques joueurs, un peu comme Reims ou Nîmes … oui sauf que toute personne ayant regardé Reims et Nîmes en 2017-2018 et Metz en 2018-2019 comprendra le problème. Reims et Nîmes sont très différents mais ce qui les rejoint c’est un style particulier mais tellement bien appliqué, le tout bonifié par de vrais talents (Mendy, Oudin pour le premier, Savanier, Ripart pour le second…). Alors que Metz c’était un bloc physique, un bloc solide mais offensivement, dans la création d’occasions, c’était compliqué, très compliqué. Metz a pu compter justement sur ce bloc pour faire peur aux adversaires, les faire reculer et les obliger à commettre des erreurs (12 penalties obtenus) ou compter sur des exploits techniques -(Cohade, Delaine et Boulaya notamment). Oui mais est-ce qu’en Ligue 1, des clubs auront peur de Metz ? Est-ce que Angers, Strasbourg, Amiens, Toulouse ou d’autres clubs auront peur de Metz ? Bien évidemment que non. Est-ce que les défenses dijonnaises, nantaises, bordelaises ou niçoises sont du même niveau que celle de Châteauroux, Niort ou du Red Star ? Bien évidemment que non. Donc en réaction à ceci, est ce que Metz a revu sa ligne offensive ? Clairement non.


Souvent sans solutions pendant ses 6 matchs de préparation, Metz n'a pas les clés ni les armes

Si on devait résumer le FC Metz actuellement, c’est une défense conséquente numériquement dans l’axe (Boye, Sunzu, Fofana, Lô voir aussi Cabit et Ndoram) et qui concentre avec Boye et Sunzu la majorité de l’expérience en Ligue 1 de tout l’effectif. Sur les côtés on semble parti pour un bricolage a droite mais soit, au finale la défense est complète d’un point de vue quantitatif. Pour les milieu axiaux on a du nombre aussi (Ndoram, Maiga, Angban, Cohade + les jeunes Traoré ou Lahssaini) tout ça peut aisément laisser imaginer que Metz jouera avec un bloc bas, une défense a 4, un milieu a 2 ou a 3 avec 2 joueurs a vocation défensive comme on a pu le voir lors du premier match contre Mayence samedi avec le milieu Ndoram-Maiga-Cohade et, souvent dans le match, un défense très resserré presque en 5-4-1 avec Ndoram entre les centraux, Cohade a gauche et Nguette dans l’axe (?). C’est donc un bloc défensif qui, même s’il n’apporte pas non plus de grande garantie, peut fonctionner en Ligue 1. C’est bas, c’est solide, c’est physique pourquoi pas. Oui mais pour gagner il faut marquer, et à ce niveau là, si Metz avait du mal à se créer des occasions en Ligue 2, ce sera la même en Ligue 1. Dans l’histoire récente, l’ASNL en 2016 n’arrivait pas à marquer (sauf contre Metz), l’année dernière c’est Caen qui n’y arrivait pas … c’est bête à dire mais si tu marques pas tu gagnes pas. Et on a bien vu contre Mayence, que ce soit avec Boulaya Diallo Nguette ou avec Jallow Niane Ambrose que ça n’y arrive pas, que se créer rien qu’une occasion est une galère sans nom.


Si Metz veut jouer avec ce bloc solide, il faut des attaquants rapides et efficaces pour concrétiser le travail défensif. Habib Diallo n’est ni rapide, ni bon en appel et peu efficace. C’est un joueur de surface, qui a besoin de (beaucoup) de bons ballons. Vouloir jouer un avec un bloc bas, voire très bas et mettre Diallo en pointe, c’est un terrible aveu de faiblesse. Son concurrent en pointe, Niane, correspond beaucoup plus au profil nécessaire. Pour les côtés, Boulaya Nguette Ambrose Jallow … on ne va pas dire que c’est faible, plutôt que c’est … l’inconnu. Aucun n’a jamais fait une bonne saison en Ligue 1 et certains n’y ont jamais joué. Dans la tête des dirigeants messins, Ambrose est la recrue ‘star’, alors dans la tête d’Ambrose il se prend pour une star mais il n'y’a bien que là qu’il en est une. Les lensois en avait ras le bol de ce joueur qui enchaine les prêts depuis déjà pas mal d’années et ce n’est surement pas pour rien, alors on va peut-être m’accuser d’acharnement mais désolé si je pense que pour Ambrose, Metz a l’air d’énormément compter sur lui, et c’est une erreur qu’on va payer très cher. Pour Opa Nguette, on connait le personnage, on connait son niveau, on peut qu’espérer que sa saison moyenne/bonne en Ligue 2 le boost pour cette saison de Ligue 1 mais bon, faut pas demander la lune. Pour Boulaya, ses qualités sont certaines mais sont-elles suffisantes ? Pour les autres, comme Yade ou Jallow, on est sur du jeune joueur … mais bon Mané et Sarr sont arrivés comme ça également non ?


Quand on regarde sur les réseaux, on passe des grands optimistes visant le top 10 aux pessimistes ne voyant rien d’autre qu’une saison pire que 2017-2018. Qui aura raison ? Qui aura tort ? On verra bien. De mon avis, l’équipe est bien trop faible offensivement pour viser mieux que la 18e place de barragiste. Metz va jouer bas, encaisser peut-être pas énormément pour un promu (de 1.2 à 1.6 but contre par match) mais derrière marquer très peu (0.3-0.6 but pour par match) ce qui sera bien insuffisant pour gagner assez de matchs. Pour certaines personnes, que je trouve naïves, préfèrent penser que le staff sait parfaitement ce qu’il fait, que l’équipe est bonne, qu’il ne faut pas être inquiet, que pas besoin de recruter l’équipe est complète, qu’il faut faire confiance au Thierry ‘la ferme’ Ambrose notre snappeur préféré, que les autres équipes ne recrutent pas mieux. Je ne vise personne dans cette phrase, tout le monde a le droit de penser ce qu’il veut mais désolé si je vois moi Ambrose comme un nouveau Celestin Djim qui se voit tellement beau, si je vois Nguette comme n'étant pas assez fort pour tenir le rang et si je vois Habib Diallo s’écrouler complétement. Désolé si je pense que Vincent Hognon (qui a plus ou moins avouer que c’était bien lui au commande, Antonetti jouant un rôle de ‘j’appelle les recrues’) n’a pas le niveau pour maintenir cette équipe-là en Ligue 1. Désolé si je pense que même si pour une fois on ne sera peut-être pas la pire défense de Ligue 1, on sera la pire attaque.

Vous pourrez me ressortir cet article en mai si on se maintient, avec un Ambrose flamboyant, ce sera avec plaisir que je dirai ‘oui je me suis trompé, et tant mieux’ mais au 4 aout 2019, avec l’effectif actuel et les matchs de préparation, moi je vois que, encore une fois, on sera déçu et les trolls du web eux auront de quoi s’alimenter.  





L'avis de Atlantis: "Il faut arrêter de vendre la peur"


“Les supporters messins sont incroyablement durs avec leur équipe”, les mots choisis sont de Christophe Dugarry, comme toujours sans filtre, même s'ils témoignent quand même de la drôle d’impression laissée par l’atmosphère générale autour du FC Metz au cours de son énième saison de purgatoire. Un public tantôt indifférent, tantôt sévère, ne tolérant pas la moindre contrariété, désertant volontiers quand, au cœur de janvier, les résultats un peu moins bons se sont conjugués au rigoureux hiver mosellan, faisant valoir sa mauvaise humeur y compris lorsque la L1 ne demandait qu’à être serrée au fond du poing rageur de Capitaine Cohade. Plus prosaïquement, avec environ 11000 spectateurs de moyenne, Saint Symphorien a perdu 2000 spectateurs par rapport à 2015-2016 et 3000 par rapport à 2013-2014, renouant avec les si médiocres affluences de 2009-2012.


Cette tendance à se laisser aller à quelques agacements perceptibles se ressent encore aujourd’hui, après quelques matchs de préparation certes très souvent moyens. Et en cette intersaison 2019, tout est bon à remettre en cause : Habib Diallo ? Une chèvre. Ibrahima Niane ? Incapable de progresser. Renaud Cohade ? Crâmé. Oukidja ? Nul, passoire. Boye-Sunzu ? Ca tiendra jamais. Delaine ? Ne sait pas défendre. Centonze ? De la L2. Farid Boulaya ? Insupportable. Vincent Hognon ? Incompétent.

Tout est motif d’inquiétude en ce début du mois d’août 2019. Alors non pas qu’il ne faille pas débattre de ce que vaut notre FC Metz, non pas qu’il ne faille pas polémiquer. Mais un chemin sportif a été tracé depuis 12 mois par Frédéric Antonetti et Bernard Serin, ce chemin sportif sur 3 ans suit tout à fait logiquement son cours après avoir obtenu une montée très solide, Metz version 18/19 s’établissant quand même au-dessus de la barre des 80 points pourtant si difficile à atteindre en Ligue 2. Il n’aurait jamais été question de la remettre en cause et de rebâtir un 11 de A à Z comme ce fut le cas en 2016.

D’ailleurs, qui pratique encore ce choix de rebâtir un 11 de A à Z ? Bernard Serin aime prendre l’exemple du Stade de Reims version 2018/2019 mais la réussite du Stade de Reims 2018/2019 vient de plusieurs facteurs :

D'abord l'homogénéité et la vitalité d’un groupe qu’avait récupéré en miettes David Guion en 2017. Ensuite, la parfaite adaptation tactique entre une équipe vantée pour son football champagne porté vers l'avant en L2 et volontiers décrite comme pratiquant un football restrictif notamment pendant les 19 premières journées, passant d’un 442 très direct à un 451 beaucoup plus solide. Enfin, des cadres de L2 qui se sont hissés au niveau de la Ligue 1 (Chavalerin, Oudin, Mendy, Cafaro) et le remplacement réussi des partants (Siebatcheu, Diego, Jeanvier, Métanire), même si Reims ne s’est épargné ni un flop (Ojo), ni un recrutement assez tardif.



Sportivement maintenant, quel bilan tirer finalement des 6 semaines de préparation et des 6 matchs amicaux disputés ? Comptablement et au vu des chiffres, pas grand-chose, Metz affichant 2 victoires pour 3 défaites, concédant certes seulement 5 buts dont 3 sur des phases arrêtées mais n’en marquant que 4 dont un seul dans le jeu. 

De manière plus approfondie, Metz a surtout étalé sur ses 6 matchs une terrible incapacité à emballer ses matchs, à y mettre le rythme nécessaire. Conséquence de la très intense charge physique décrite par Vincent Hognon ? Sans doute. Le problème étant que de manière générale, et encore moins samedi contre Mayence, Metz n’a encore paru dans le ton de ce qu’imposera la Ligue 1, dépassé pendant 45 minutes par une équipe de Mayence en répétition générale de son match de Coupe d’Allemagne samedi prochain contre Kaiserslautern. Trop lent, souvent lourd, à l’image d’un Renaud Cohade très neutre sur ses sorties estivales, l’ensemble messin n’a pas encore offert de partition s’approchant de ce qu’il devra fournir dimanche à la Meinau.


Tombeur notamment de l'OM, Lyon ou Paris, Reims est le modèle à suivre. Et Metz en a les atouts

Pour autant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Les axes de travail sont là, les quelques satisfactions individuelles aussi (Gakpa, Niane, Fofana, Jallow, Centonze quelques jeunes pouvant apporter leur fraîcheur en cours de saison). Le bloc proposé est cohérent, globalement solide, les axes de construction et schémas préférentiels sont visibles, les joueurs très appliqués, tactiquement Metz est dans son sujet. Soigner ses sorties de balles, être une équipe difficile à jouer et à bouger, le style ne sera pas flamboyant mais cherchera, au moins au départ, à être efficace. A la manière d’un Stade de Reims finalement, auteur de seulement 15 buts à la trêve hivernale mais n’en ayant concédé que 19. Réussir cette prouesse-là est l’objectif, marquer peu étant malgré tout bien souvent la garantie d’une descente immédiate. Mais il faudra être exigeant avec ce groupe, et les mots de Vincent Hognon vont en ce sens.


Les réels doutes récurrents portent sur la capacité de la ligne offensive à se hisser au niveau, il y’a là une vraie part d’inconnu. Sceptique je suis et je resterai sur le cas de Habib Diallo et ses piètres sorties en juillet ne plaident pas en sa faveur, trop bas, pas assez mobile ni agile pour être efficace, finalement son style ne semble pas pouvoir s’inscrire autrement que comme un joueur de surface. Concernant les 4 autres, Boulaya, N’Guette, Ambrose et Niane, à des niveaux différents, trop peu d’enseignements peuvent encore être tirés même si Boulaya et Niane m’ont semblé un ton au-dessus, l’un par son abattage défensif intéressant, l’autre par sa plus grande mobilité. Mais Metz n’a jamais fait mystère de sa capacité si nécessaire à investir, d’autant qu’il reste encore du temps sur le mercato, un mercato globalement calme en L1 même s’il semble doucement s’animer notamment à Dijon ou Reims.


Pour autant, recruter oui mais recruter qui ? Recruter quoi ? Vincent Hognon a tracé un profil dans une interview pour 20 minutes “d’un joueur créatif, pas forcément sur un côté”, d’aucuns y ont vu le profil d’Amine Bassi là où une bonne partie de l’opinion générale réclame soit un ailier, soit un buteur, très souvent les deux. Les demi-fantasmes plus ou moins réels Roger Assalé ou Samuel Owusu reviennent plus ou moins souvent dans la presse. Certains noms sont réclamés ici ou là, Romain Hamouma, Kévin Monnet Paquet voire Ronny Rodelin du vieux briscard de la L1 étiqueté “vu au CFC en 2015” dont la réelle plus-value reste discutable, tout comme la faisabilité de ces opérations. On veut finalement se rassurer comme on peut. L’herbe est de toute façon bien souvent plus verte ailleurs qu’à Metz, y compris dans notre si médiocre Ligue 1.


Alors je le répète, si l’objectif fixé au staff et aux joueurs est d’assurer un maintien sans trop d’encombres, le FC Metz connaîtra des moments difficiles comme toutes les équipes de son calibre à son retour en L1. Strasbourg à son retour en L1 était 19è début octobre 2017 et a eu énormément de mal à se remettre de sa défaite à Metz en décembre en terminant notamment seulement 19è de la phase retour, Reims ou Nîmes ont traversé une longue série de matchs sans victoire à l’automne 2018, l’enthousiasme ne s’est jamais tari et j’espère qu’il ne se tarira pas aux premiers nuages qui s’amoncèleront sur Saint Symphorien. Offrons à nos joueurs notre enthousiasme, notre passion et gageons qu’ils ne nous trahiront pas. Une passion raisonnée, et c’est ce que je tenterai de faire tout au long de la saison, mais sans perdre de vue que l’ambitieux projet porté par le club ne se fera pas en un jour.

Avec 12000 abonnés, Metz rappelle qu’il dispose bien d’un large public sur lequel beaucoup en L1 ou en L2 aimeraient compter, d’un public qui ne rêve que de nouveau goûter aux heures de gloire passées mais qui aurait tort de vouloir brûler les étapes, même s’il estime avoir déjà beaucoup trop attendu.


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