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Reims: le modèle à suivre ?

Mis à jour : 23 nov. 2019

Sur une pente ascendante depuis plusieurs saisons, Reims a réussi son comeback et sa mue express en un club stable de L1, même si sa dernière montée date de 2018. De quoi inspirer un FC Metz en quête d'un rebond depuis de trop nombreuses années...



Les parallèles entre les évolutions récentes de Metz et Reims sont faciles, presque trop. Séparés d'à peine 200km, les capitales historiques de la Champagne et de la Lorraine n'ont pour autant jamais développé d'animosité particulière, qu'elles réservent à leurs voisines ardennaise et auboise pour l'une (Sedan et Troyes), lorraine et alsacienne pour l'autre (Nancy et Strasbourg). Il faut dire que si les similitudes sont récentes, les deux clubs se sont régulièrement affrontés en Ligue 2 de 2002 à 2012, historiquement parlant le Stade de Reims et le FC Metz s'opposent bien davantage. Même si l'histoire retiendra que le premier match de championnat de France diffusé en direct à la télévision fut un Reims-Metz, le 29 décembre 1956, victoire 2-1 de Reims.


Symbole du premier âge d'or du football français, fort d'une histoire riche et d'un palmarès bien garni (6 titres de champion de France) qui lui vaut l'amitié institutionnelle des plus grands et notamment du Real Madrid, le Stade de Reims se remet doucement de sa lente et douloureuse descente aux enfers. Car si le football français a vu certains de ses grands noms s'éclipser ponctuellement du devant de la scène pour mieux revenir, le Stade a quant à lui été quasiment rayé de la carte du football français après de longues années d'errance dès le milieu des années 1970, son héritage liquidé par deux fois en 1991 puis 1992, et humiliation suprême, privé de disputer sportivement la fin de saison 91/92 avant de voir ses trophées et fanions vendus aux enchères. Depuis 2002 et son retour au niveau professionnel, Reims se reconstruit petit à petit: son stade Delaune rénové et inauguré en 2008, son centre d'entraînement de Bétheny baptisé du nom d'un des plus grands noms du football français, Raymond Kopa, sorti de terre en 2014 et son retour en L1, d'abord en 2012 pour 4 saisons contrastées, puis en 2018.


Des structures à l'image du renouveau rémois: ambition et exigence

Structurellement donc, Reims a d'abord cherché à se doter d'installations de premier plan. Son stade Delaune intégralement rebâti de 2004 à 2008 préfigure des architectures modernes des stades sortis de terre pour l'Euro 2016, malgré quelques réaménagements rendus nécessaires par erreurs de construction (certaines places n'offraient pas de visibilité totale sur le terrain!) et des difficultés à remplir sa jauge, Reims est à environ 13000 spectateurs de moyenne cette saison pour une capacité de 21000 spectateurs, rien d’infamant néanmoins, même si nombreux sont ceux regrettant la timide, si exigeante et relativement froide ambiance de l'enceinte de la Chaussée Bocquaine.


La mue la plus spectaculaire est celle de son centre d'entraînement. Installé à Bétheny au nord de Reims, le centre Raymond-Kopa offre à Reims des conditions de travail uniques qui renforcent son attractivité, les quelques très bonnes pioches récemment attirées dans la Marne n'étant sans doute pas restées insensibles à l'outil: 25 hectares, 15 terrains, plus de 3000 m² d'équipement... On est loin de l'époque où les rémois devaient s'exiler un peu partout dans l'agglomération pour trouver un terrain utilisable, à ses retours dans le monde professionnel en 2002. Et là, toute ressemblance avec les projets immobiliers de Bernard Serin sur le camp de Frescaty n'est pas farfelue....


Un groupe Pro 2 déjà fructueux

Mais c'est avant tout sportivement que le modèle rémois vaut la peine d'être observé. A sa première remontée en 2012, le Stade s'appuie principalement sur deux hommes: Hubert Fournier sur le banc, Grzegorz Krychowiak sur le terrain. Avec eux, Reims obtient deux maintiens et assoit sa place en L1 au moment où les deux quittent le club à l'été 2014, l'un pour Lyon, l'autre pour Séville. La suite est plus balbutiante de la L1 à la L2, entre erreurs de casting sur le banc (Vasseur, Guégan, Der Zakarian) ou sur le terrain, notamment le flop Kankava pourtant plus gros transfert de l'histoire du club à l'époque en provenance du Dnipropetrovsk, alors finaliste d'Europa League, et parti par la petite porte après l'échec de la remontée immédiate en 2017.

A l'été 2017, Reims ré-axe son projet sur sa formation et confie les clés de son équipe pro à David Guion alors directeur du centre, un choix payant dès le départ puisque l'ex de Cannes et Chambéry accumule alors les succès: deux montées en CFA2 puis CFA avec la réserve et un travail de fond à la formation dont il tire profit ensuite à la tête de l'équipe pro (Oudin, Siebatcheu, Disasi...). Une solide montée et quelques scalps de gros de L1 plus tard (Reims est l'an passé le seul club a avoir battu à la fois Paris, Lille Lyon et Marseille depuis le début de la saison dernière), le coach rémois, passionné et diplômé de psychologie, a réussi son pari et sa mutation, entre l'équipe pleine d'allant, complète dans tous les secteurs et toutes les lignes, quasi imprenable en L2 jusqu'à celle de L1, plus solide mais toujours aussi tueuse.

Et derrière lui, c'est toute la structure sportive du Stade qui a évolué. Désormais solidement installé en N2, Reims a pu y développer un deuxième groupe professionnel servant d'antichambre à son équipe 1 et lui permettant de mêler des éléments U19 à des jeunes pros en quête de temps de jeu et d'où ont récemment éclos Boulaye Dia révélation de la fin de saison dernière arrivé en provenance de Jura- Sud ou Nathanael Mbuku plus récemment.

La réussite sportive et structurelle rémoise s'appuie donc sur toutes les bases possibles. Des bases similaires à celles que veut développer le FC Metz, depuis son déménagement à Frescaty à la refonte de sa formation via le rapprochement opéré il y'a un an entre le centre et la pépite de Génération Foot . Mais là où les Grenats sont devant une page encore à écrire, le Stade de Reims en tire déjà de nombreux fruits. Quand on se dit que Reims retrouvait à peine le monde professionnel au moment où Metz connaissait sa première descente...


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Regards croisés: Reims 2019/2020, une cuvée inégale ?


On a demandé à trois twittos rémois leur regard sur le début de saison du Stade de Reims, leurs attentes sur le match et l'évolution de leur club. Coup de projecteur.


D'abord quel est ton regard global sur le début de saison du Stade de Reims ?

Zeneli FC (@Rheims_51): Au niveau des résultats, c'est assez mitigé. Certes, c'est satisfaisant de ne pas jouer le maintien mais le fait que le club soit incapable de battre les équipes de bas de tableau est vraiment frustrant. Quant au contenu des matchs, l'équipe est vraiment solide avec une vraie rigueur défensive. Cependant, on est bien loin du football champagne.

Arthur (@Acmpr_51): Si on regarde le nombre de points et les adversaires rencontrés, le rendement est très intéressant (16 points pris sur 21 possibles contre les équipes du top 10). Je pense qu’on aurait tous signé pour un tel début de saison. Cependant notre double statut de meilleure défense / pire attaque de Ligue 1 nous vaut souvent une mauvaise réputation. En fait, nous nous appuyons sur notre solidité défensive pour construire notre jeu, sans pour autant jouer à 11 derrière. Je trouve que la philosophie de jeu mise en place par Guion est très prometteuse, et j’espère qu’avec le temps, elle portera ses fruits pour nous permettre de retrouver une efficacité offensive, car c’est finalement la seule chose qui nous a manqué en ce début de saison. Mais soyons réalistes : l’objectif premier est le maintien, et malgré ce qu’on peut dire sur le spectacle proposé, le bilan comptable est plus qu’intéressant à ce jour.


Reims VDT (@reimsvdt): C’est un début de saison mi-figue mi-raisin. D’un côté on bat les grosses écuries de championnat (PSG, OM,...) et de l’autre on a du mal face aux « petites » équipes. De plus, le jeu pratiqué n’est pas des plus agréables à regarder.

"Reims aux deux visages" tu valides ?

@Rheims_51: Tout à fait, cela revient à ce que je disais lors du premier point. On sait que l'équipe a un gros potentiel, capable de battre de tout le monde. Contre les équipes plus huppées et capables de faire le jeu, on est vrment très bons. On sait défendre, presser et contrer, cela marche bien contre ce genre d'équipes. Cependant, lorsque c'est à nous de faire le jeu, le nul ou la défaite est facilement prévisible.

Arthur (@Acmpr_51): Complètement ! À Reims, ça fait plusieurs saisons qu’on observe ce phénomène : être autant capable de battre les gros que de relancer les équipes en difficultés... D’un côté, battre Rennes, Paris, Lille, Marseille, Montpellier le tout sans encaisser de but. De l’autre, perdre à domicile contre Dijon, à Nice et à Brest. Je ne saurais pas expliquer ce paradoxe. Cela donne l’occasion à certains spectateurs de cracher sur l’équipe... mais ça donne aussi droit à des émotions incroyables. C’est pour ça qu’on aime le foot.

Reims VDT (@reimsvdt): Oui... c’est à l’image de notre jeu. Meilleure défense de la L1 mais avant dernière attaque... Mais aussi de nos résultats contrastés entre les grosses et les petites équipes.

Rajkovic très en vue depuis le début de saison, Reims a encore eu le nez creux sur le mercato, quel regard as-tu sur les recrues rémoises dans leur ensemble ?

@Rheims_51: La cellule de recrutement travaille vraiment bien depuis notre remontée en Ligue 1. On enchaine les belles recrues. Rajkovic est forcément LA recrue de cette saison. Il nous a complètement fait oublier Edouard Mendy qui était exceptionnelle la saison dernière. Il est vraiment très complet avec un gros potentiel. A voir si on arrivera à le conserver en fin de saison. Quant aux autres recrues, c'est assez mitigé. Personnellement, je trouve qu'elles n'ont pas assez de temps de jeu. Guion compte beaucoup sur ses cadres de la saison dernière donc les recrues ont que peu de temps pour briller. Je trouve Kutesa et Donis vraiment très intéressants, ils manquent tous les deux de temps de jeu et de confiance pour Donis. Munetsi a fait un énorme match face au PSG, il a été bon lors des autres matchs mais il faut en voir plus. Maresic est un jeune défenseur avec un gros potentiel, cependant, il n'a joué aucune minute avec l'équipe A. Nkada fait des entrées intéressantes, à voir par la suite.

Arthur (@Acmpr_51): Il a fallu attendre les derniers jours du mercato pour voir arriver plus de la moitié de nos recrues, alors autant te dire que j’avais surtout peur de « panic buys ». On a longtemps eu peur que Rajkovic reste notre seule recrue, avant les arrivées de Maresic, Kutesa, Nkada et Donis fin août. Perso j’étais pas très emballé par notre nouveau gardien, je regrettais surtout le départ de Mendy. J’avais peur d’un feu de paille pour un mec qui était plus connu sur FM que sur un terrain de foot... Finalement, je pense qu’on a trouvé un portier encore plus complet que son prédécesseur. Peut être un peu moins spectaculaire, mais tant qu’il est efficace, ça me va. Pour l’instant, il l’est, pourvu que ça dure ! Pour le reste, je suis encore très sceptique... Kutesa et Nkada pas très convaincants sur les morceaux de matchs qu’ils ont eu à faire, Maresic on l’a pas vu une seule fois, et Donis un joueur dont j’adore le style de jeu, mais qui pour l’instant s’est montré trop de fois inefficace face au but. On a une vraie malédiction du nº9 à Reims. Reims VDT (@reimsvdt): Hormis notre excellent gardien Rajkovic, il est difficile d’avoir un avis objectif sur nos recrues, car elles ne jouent quasiment pas ! David Guion s’appuie essentiellement sur les joueurs de la saison dernière. Pour Ndaka, en équipe première, il a très peu joué pour avoir une idée de son niveau en L1. Mais en réserve, il fait de très bons matches. On a parlé par le passé d'une Chavalerin-dépendance, c'est toujours le cas ?

@Rheims_51: Je dirai plutôt une Romao-Chavalerin dépendance. On a vu que notre équipe est en difficulté lorsque l'un des deux est absent. Ils travaillent énormément au milieu de terrain, courent beaucoup, récupèrent des ballons. Ils rassurent vraiment notre défense. Arthur (@Acmpr_51): Xavier est arrivé du Red Star en été 2017 alors qu’ils descendaient en National. Il n’était donc pas attendu comme une « star ». Cependant, il a peu à peu commencé à se faire remarquer pour sa technique, en Ligue 2. Mais la saison dernière, il a véritablement explosé et il est devenu un élément essentiel au milieu de terrain pour nous. On a pu remarquer lors de notre dernier match face à Angers que le bloc-équipe était complètement déstabilisé par l’absence de notre relayeur. En fait je ne sais même pas comment on pourrait le caractériser, c’est un peu notre homme à tout faire. Il récupère les ballons mais peut aussi casser des lignes avec ses passes ou avec un dribble. C’est très plaisant de le voir jouer, il a une certaine classe. Et quand il n’est pas bien, cela se ressent sur la prestation globale de l’équipe. C’est une pièce maîtresse de notre système de jeu, donc pour moi, la « Chavalerin-dépendance » est toujours d’actualité. Reims VDT (@reimsvdt): Notre solidité défensive repose effectivement sur Chavalerin, mais aussi Romao et surtout Abdelhamid. Un véritable roc qui a joué tous les matchs en L1 la saison dernière et cette saison.

Vu de Metz on regardera de près Rémi Oudin, passé un temps par la Moselle pendant sa formation, en a t'on fait trop sur son cas ?

@Rheims_51: C'est un bon joueur mais il y a eu beaucoup d'enflammade à son sujet. Ses stats sauvaient ses matchs la saison dernière. Cette saison, il marque moins donc forcément, on voir plus facilement ses lacunes. Il est efficace face au but et se donne beaucoup pour le collectif, mais quand il faut créer ou éliminer un défenseur, c'est plus compliqué.

Arthur (@Acmpr_51): Pour Oudin c’est très compliqué de dire si on en a fait trop ou pas. Il y a clairement 2 clans. Le joueur en lui-même vient de planter 10 buts en 1ère division pour sa 2ème saison en pro. Pendant tout l’été il était en instance de départ, et ce jusqu’au dernier jour du mercato. Aujourd’hui il est surtout en manque de confiance (1 seul but depuis le début de la saison). Le problème à Reims est que certains dits « supporters » préfèrent clairement cracher sur ce joueur qui s’est toujours donné sous nos couleurs plutôt que le soutenir... de toute façon on est pas réputés pour la qualité de notre public (ni la quantité d’ailleurs). Le devoir d’un supporter est justement de soutenir et d’encourager ses joueurs. C’est regrettable parce que malgré le fait que notre club vit actuellement ses meilleures années depuis très longtemps, les « supporters » doivent trouver un défouloir. Et cet acharnement injustifié retombe sur Rémi. La seule explication que j’ai pu lire, la peur de ne pas le vendre « aussi cher » l’été prochain que l’été dernier... Bref, bien qu’à l’heure d’aujourd’hui il n’est pas au top de sa forme, je pense qu’Oudin a surtout une grosse marge de progression et pourra encore nous montrer des choses cette saison. Il en est capable, nous l’avons vu la saison dernière. Tu ne plantes pas 10 buts en Ligue 1 « par chance »...

Reims VDT (@reimsvdt): Globalement c’est un bon et beau joueur, surtout dans la finition. Mais il est vrai que son début de saison est compliqué... pour ne pas dire médiocre. 9 buts en 13 matches, le bilan est négatif offensivement. Forcément Oudin est aussi responsable de ce triste bilan. Généralement, il est souvent meilleur en seconde partie de saison... espérons qu’il en soit ainsi encore cette saison.

Un Metz-Reims ça t'inspire quoi ?

@Rheims_51: Ca m'inspire deux grands clubs du foot français. Certes, aujourd'hui, ce ne sont que des clubs de milieu et bas de tableau de Ligue 1 mais ça reste quand même une belle affiche. A titre personnel, je garderai en mémoire le Metz - Reims de 2010 (0-0). J'avais fait le déplacement, je m'étais mis une grosse cuite et j'ai passé une merveilleuse sieste au Stade Saint-Symphorien, j'ai dormi tout le long du match dû à l'ivresse mais visiblement, j'ai bien fait.

Arthur (@Acmpr_51): Un Metz-Reims ça m’inspire surtout un duel très important pour le maintien. On imagine que Metz a bien travaillé pendant la trêve avec avant tout pour objectif de se relancer. Idéalement pour vous, ça passerait par une victoire. Même si chaque match vaut 3 points, celui-ci est peut être plus important pour Metz que pour nous, qui pourrait prendre ses distances avec la zone rouge, juste avant de justement recevoir le dernier du classement... De notre côté, une victoire à l’extérieur nous permettrait, d’une part, de prendre 3 points contre un concurrent direct et ainsi nous rassurer après nos désillusions contre les équipes « en crise », et d’autre part de recoller au podium, même si, avec ce début de championnat, il faut plus se focaliser sur le nombre de points que sur la place au classement. Le dernier Metz-Reims reste un cauchemar pour nous, avec les 3 gardiens blessés, 2 joueurs exclus et un lourd 3-0. Mais bon, quand on regarde nos différentes charnières défensives entre ce match là et aujourd’hui... j’ose espérer un scénario différent samedi !

Reims VDT (@reimsvdt): Je réponds tout de suite à la 1/2 finale de coupe de France en 1988. Après avoir perdu 4-0 à Metz au match aller (en ayant touché 2 fois les montants), on avait vécu une soirée forte en émotions à Delaune. On menait 3-0... on touche les montants 2 fois... avant de qu’Hinschberger ne réduise le score sur la fin... tout le monde pleurait à la fin du match dans le stade. Un pronostic ?

@Rheims_51:Metz est typiquement le genre d'équipes qu'on est pas capables de battre. Les équipes moins huppées réussissent toujours bien contre nous et nous mettent régulièrement en difficulté. Je verrai bien une victoire 1-0 de Metz ou un énième 0-0.

Arthur (@Acmpr_51): Pour ne pas manquer au prestige de cette grosse affiche, je dirais 0-0. C’est la loi avec nous cette saison !

Reims VDT (@reimsvdt): Il serait temps d’aller gagner chez un « petit ». Je dirai 2-0 pour Reims.

(Je remercie encore chaleureusement Zeneli FC, Arthur et Reims VDT d'avoir consacré du temps à nous répondre)


Crédits photos et vidéo: Stade de Reims

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