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Une promesse fut Thill

La nouvelle était dans les tuyaux depuis déjà quelques jours, elle est désormais officielle : Vincent Thill quitte, à 20 ans, le FC Metz pour le Nacional Madère fraîchement promu en Primeira Liga, la 1ère division portugaise. Un départ discret qui en dit long sur la dégringolade de celui que l'on vendait comme l'un des plus grands talents de la formation messine depuis Miralem Pjanic.


La scène a tout d'un banal dimanche en famille dans la région de Luxembourg-Ville, pourtant, déjà, un plan de carrière s'installe chez les Thill. Vincent, Sébastien et Olivier son attablés, la fratrie de jeunes footballeurs débat ensemble de l'avenir du premier, alors en formation au FC Metz et courtisé par de grands clubs européens :


"Disons que tu joues à Metz pendant quatre ans, tu auras 20 ans. Disons que tu pars à 20 ans. Tu auras le Ballon d'Or à 25, à 27 ans tu seras le meilleur buteur de la Ligue des Champions."


A ce jour, les prédictions d'Olivier Thill captées par les équipes de RTL sont correctes. Mais la suite qui s'annonce semble aujourd'hui bien loin de ses rêves pour son petit frère.




Vincent Thill n'a jamais véritablement réussi à s'imposer au FC Metz, et il paie aujourd'hui certainement un emballement médiatique trop lourd autour d'un jeune joueur certes doué, mais pas autant que son entourage ne le prédisait. Lorsqu'il signe son premier contrat professionnel en 2016 avec le FC Metz, c'est dans un contexte qui l'envoie déjà vers les plus grandes écuries européennes. Pas un mercato ne passe sans que la presse luxembourgeoise et son conseiller Didier Philippe ne fassent état de contacts avec le Bayern Munich ou même le Real Madrid, pour des sommes avoisinant les 5 millions d'euros.


Quatre saisons plus tard, c'est avec un bilan famélique de 182 minutes jouées avec l'équipe première que le jeune meneur luxembourgeois s'en va, sans jamais avoir convaincu, ni donné l'impression d'être barré par une concurrence injuste. Lui-même avait déjà fait une croix sur le FC Metz l'an dernier, lorsqu'il était en prêt à Orléans, dans les colonnes de l'Essentiel.


Des promesses de 2016 à ce départ ? Des prêts, révélateur de l'envie du club de faire s'imposer sa pépite dans des divisons inférieures pour l'aguerrir. Mais à part une année probante en National à Pau où il sera élu révélation de la saison 18/19, il ne réussira jamais à franchir ce palier du haut niveau. Son dernier prêt à Orléans l'illustre : déçu de son manque d'investissement dans le repli défensif et de sa fébrilité, le club orléanais avait même cherché à rompre son contrat et demandé à Philippe Gaillot de le rappeler de prêt à mi-saison. Pas la peine dès lors d'imaginer Vincent Thill s'imposer au milieu d'Habib Maïga et Vincent Pajot.


Aujourd'hui, c'est loin de l'Allianz Arena et même de Saint-Symphorien que Vincent Thill va se construire une carrière. Loin également des spéculations qui l'entouraient. Pour le joueur, c'est l'occasion de prouver que son talent ne s'illustre pas que dans la presse mercato, mais aussi sur le terrain. Pour le FC Metz, c'est économiquement une aubaine d'avoir pu dégager une plus-value sur un joueur qui n'arrivait pas à s'imposer dans un championnat qu'il ne veut plus retrouver.



Crédit photo: L'Essentiel

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